Ritratto di

De Elena Pisu / Production 2017

corégraphie: Elena Pisu
avec: Michele di Erre et Elena Pisu
illustrations sur scène: Michele di Erre
scène, light design et sonorisation: Andrea Sangiorgi
production: TIDA et Cie Les 3 Plumes avec le soutien de la région autonome Vallée d'Aoste
soutien en résidence: Arte Transitiva - Officine CAOS, Turin // Workspace Ricerca X - Fondazione Piemonte Dal Vivo

durée 40 min

"Et en fait, nous sommes au point que lorsque nous parlons du corps, nous pouvons nous demander de quoi il s'agit, si cette pulsation de mes os et de mes muscles, si ce réseau de connexions sociales et de valeur, ou si la somme indéfinie de toutes les représentations et les points de vue sur le monde vécu. "
Francesco Marsciani

Un corps féminin nu se déplace dans l'espace tandis qu'un peintre reproduit son image: le tableau est créé et modifié sous les yeux du spectateur.

Ritratto di est une série d'approches entre corps et représentation, qui se produisent en temps réel sur la scène. C'est une conversation entre un corps en mouvement et des yeux qui l'observent et le représentent.

La vision d'un corps avant qu'il ne prenne forme, masse encore confuse; l'affirmation d'un corps présent; la mémoire du corps et de ses parties individuelles, la recherche de la manière dont l'iconographie a façonné à chaque époque le corps féminin dans l'incarnation des symboles au service de la pensée philosophique, du corpus social et de la morale.

Quels symboles, quelles icônes sont créés à travers le corps ou attribués à lui? Quelles parties du corps se transforment en image? La danse n'est qu'une évolution dynamique entre d'innombrables icônes, elle génère un unicum qui est plus que la somme des éléments et suscite des réactions qui ne peuvent être expliquées par des mots mais compréhensibles par le corps lui-même.

Ritratto di essaie de mettre en évidence la nature changeante du corps, potentiellement enfant, homme, femme, en le transformant en une carte du vécu. Il interroge en même temps l'écart entre la perception subjective et le regard extérieur: en dessinant le corps nu, le peintre propose sa propre vision de l'image corporelle, en s'en appropriant et en la modifiant. Le corps et le portrait occupent le même espace et alternent dans les rôles d'objet et de sujet, de modèle et d'auteur, plaçant le public devant deux images qui ont la même origine mais des résultats dissonants. Une invitation à questionner notre regard et notre capacité à générer des significations à partir de ce que nous voyons: que regardons-nous? Comment les images qui se reflètent dans nos yeux changent-elles?